“En Afrique, chaque fois qu’un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle.” Cette phrase, Amadou Hampâté Bâ l’a prononcée depuis la tribune de l’UNESCO en 1960, lors de la 11e session de la Conférence générale de l’organisation. Des décennies plus tard, elle résonne tout particulièrement. Car derrière ces mots se cache une urgence qui est celle de préserver les manuscrits de l’écrivain. Longtemps menacés par l’humidité et l’usure naturelle du temps, les manuscrits d’Amadou Hampâté Bâ font aujourd’hui l’objet d’un vaste projet de sauvegarde et de numérisation, porté par sa famille avec le soutien de l’UNESCO.